Sighanda

SIGHANDA

LE SYNDROME DE DAPHNE

Pour ce travail, Sighanda s’est inspirée des bois qui longent les bords du Tarn, fleuve incarné par la divinité Peneo, père de la Nymphe Daphné. Cette dernière fixant les ondes du Pénée pour fuir l’amour d’Apollon, demande l’aide de sa mère Gea, divinité de la Terre, et celle de son père Peneo:
« S’il est vrai, dit-elle, que les fleuves participent à la puissance des dieux, ô mon père, secourez-moi! ô terre ouvres moi ton sein ou détruis cette beauté qui me devient si funeste ».
C’est alors que ses membres, sa poitrine délicate, s’entourent d’une écorce ténue, ses cheveux deviennent feuillage, ses bras des branches, des racines immobiles collent au sol son pied…Elle venait d’être transformée en arbre de laurier pour toujours.
DAPHNE représente pour Sighanda le symbole d’une société en quête d’une décroissance qui mène de plus en plus à unir l’homme à la nature en fuyant Apollon, le chaos.

Découvrez les images de l’exposition

A l’issue de sa résidence artistique à Villemur-sur-Tarn, Sighanda propose l’exposition du projet « Le syndrome de Daphné » aux bains douches de la ville. Elle s’approprie les lieux et le transforme pour quelques jours en une antre boisée aux effluves de forêt. Quand on entre on est happé par le son tantôt doux et mélodieux tantôt métallique et haletant illustrant le moment de la transformation de Daphné en laurier. 

 

Ce projet a été l’objet d’une video qui retrace le processus de création de Sighanda.